A propos de la ville

La communauté avant tout

Située au milieu d’une forêt et en bordure de la mer, Singa offre un rapport à la nature particulier. Découvrez une ville prospère et pleine de sagesse.

Type de Ville

Nature

Commerces

0 boutiques

Population

10 habitants

Mairie

Maire : Hyo

Histoire de la ville

Livre 1 : Grand-père Niku
Chapitre 1 : l’arrivée.
Mon arrière-grand-père me compta cette histoire un matin sur la digue du port emplitde brouillard.Nikuzaki Shinji.« Nous étions à cette époque des grandes découvertes, voulant poursuivre tous nosrêves et dépassant la limite de la curiosité. Je vivais dans une petite boulangerie avecmon père. J’avais perdu ma maman à ma naissance, ça ne fessait pas de mal, je n’aijamais eu le temps de la connaître. Mon père avait toujours veillé à ce qu’on puissevivre confortablement.J’avais ma chambre dans le grenier de l’annexe de la boulangerie. En pleine ville,nous avions des dizaines, si pas des centaines de clients par jour.Dès que je sus conduire à bicyclette, mon père m’envoya faire des livraisonsparticulières souvent chez des hauts de la société.Lors d’une de mes dernières livraisons, à l’aube de mes 19 printemps, j’ai livré unetarte aux baies à un amiral. Ce dernier me proposa de l’accompagner dans unemission de plusieurs mois sur l’océan afin de trouver une terre éloignée que nouspourrions conquérir.Quelle arrogance j’ai eue alors d’accepter cette proposition. Mon père n’a pas été trèsfavorable à l’idée de ne plus avoir de livreur sous la main, cependant, il était ravipour moi dont je peux partir accomplir un bout de vie.À la semaine qui avait suivi, j’avais préparé tous mes habits, rangés dans ma valise.Notre navire d’exploration partait à 4 heures afin d’éviter une tempête qui étaitannoncée dans l’après-midi de la même journée.Le « En camino al descubrimiento », c’était son nom, il était magnifique. Un des plusbeaux navires que j’ai pu voir. 7 ponts, 4 mats, 190 hommes. Une machine de ladécouverte.Notre navire était accompagné également d’un navire de soutien, les instancesdemandaient à ce que nos voyages soient sécurisés afin de ne pas avoir de problèmesavec des éventuelles indigènes.

Chapitre 2 : le voyage.

Lorsque je suis arrivé sur le quai, j’étais ahuri par le nombre d’hommes et de femmes qui se déplaçaient continuellement à ravitailler le bateau, à le nettoyer, à remplacer les lattes du pont supérieur, une grande agitation que je me suis empressé de fuir en allant me terrer dans les quartiers d’équipage.MUY ACTIVOOOO, le signal du départ du bateau.Je me suis précipité vers l’extérieur et je voyais alors nos voiles se déplier tel des feuilles tombant sous les vents, se brandir dans les airs et puis enfin, pousser notre navire au large du port.Plus le temps passait après le départ, plus je voyais notre bateau aller de plus en plus vite, quelle sensation.Quelque temps après, bien aux large des cotes, le soleil pointe le bout de son nez à l’horizon. Un orange flamboyant m’éblouit me forçant à tourner la tête. Je voyais alors les rayons du soleil taper contre les voiles et les éclairer.La cloche de midi fut sonnée.C’était bien plus long que ce que je pensais. Je ne fessais rien de particulier, je voyais des hommes s’occuper avec des jeux de cartes. Mais avec ma sociabilité, quelle idée de me mêler à eux.Je regardais l’horizon en permanence, en me demandant quand nous allions arriver au bout de notre voyage.Nous étions au début du crépuscule lorsque le vent se leva très vite, et très fort.Je voyais les hommes se dépêcher de ramener les voiles et je voyais le capitaine se fâcher d’avoir déjà perdue une de celle du 1e mat qui c’était déchirée.C’est seulement lorsque j’allais accrocher ma corde de vie, celle qu’on attache proche du mat afin d’éviter de tomber à l’eau lors des tempêtes, que j’ai vu les énormes vagues quand j’ai relevé la tête.Je me tenais de toutes mes forces au bord pendant que notre navire percutait d’énormes déferlantes. Je vis alors notre navire de soutien s’engouffrer dans un tourbillon et disparaître comme s’il n’était rien. Je me suis rendu compte de ce qu’il se passait et je me suis posé beaucoup de questions.Je n’ai pas eu le temps de tourner la tête qu’une vague plus grande que le plus grand de nos mats s’écrasa sur nous. C’est à ce moment que j’ai perdu connaissance.

Chapitre 3 : l’arrivée.

Il fessait tout noir. Je me sentais écrasé. Je sentais mes jambes être frôlé par des vagues d’eau.J’ai cherché à bouger, et à l’aide de mes bras, j’ai su relever la tête.Je n’avais pas la force de me lever, je voyais à peine autour de moi, je me suis assis. Le temps que mes yeux s’habituent, je voyais déjà quelques taches de couleurs.Je voyais ce sable, ces arbres, les algues qui me collaient au corps. Je voyais les morceaux du bateau échoué sur la plage. Et à mon plus grand malheur, j’ai vu le premier corps… Plutôt le premier membre d’un des hommes du navire…Je m’en étais par rendu compte, mais, en plus de ces restes de bateau, il y avait des corps bien souvent mutilés. Ce n’était pas un plaisir de voir tout cela.J’étais là, assis sur cette plage, quand on me fit un double tape sur l’épaule. Saisis,j’ai crié en me levant et m’éloignant rapidement.C’est à ce moment que je l’ai vu, pour la première fois, ton arrière-grand-mère. Elle portait une armure très étrange. Et avait une sorte d’épée encore plus étrange. Derrière elle, il y avait plusieurs autres personnes qui me fixaient étrangement.J’ai tenté de la saluer. Mais tous m’ont alors encerclé, me parlant de mots que je ne connaissais pas.Ils semblaient vouloir que je me dirige avec eux, je les ai suivies et, juste après la colline de la plage, j’ai découvert leur petit village fort sympathique.Il n’y avait que quelques maisons en bois et en pierre, mais les habitants avaient une joie de vivre incroyable. Je voyais les enfants courir, les adultes rigoler, et je ne savais même pas ce qu’il m’attendait.J’ai parcouru une bonne partie du village avant d’arriver devant ce qu’il me semblait être la plus grande maison du village. Mes nouveaux amis m’ont forcé à me mettre sur mes genoux, je voyais la femme guerrière parler avec un homme qui arborait une magnifique tenue rouge noir et or. En voyant la sorte de blason à l’arrière d’où il était assis, j’ai compris qu’il s’agissait du chef du village.L’homme s’approcha de moi, et m’étonna en me demandant dans ma langue ce qui c’était passé. Je lui ai tout expliqué, de bout en bout, il était attentif à chaque détail et parfois, il m’arrêtait en me posant une question précise sur un sujet hasardeux de l’histoire.Lorsque j’eus fini, l’homme se leva afin de retrouver des personnes qui c’était agglutiné à l’entrée. J’ai dû attendre des heures avant que l’homme ne vienne me chercher pour sortir de là. C’est ce que j’avais supposé étant donné qu’il fessait déjà nuit. Le chef me conduit à une petite maison, il me la montra du doigt avant de me dire « ta maison ».
Chapitre 4 : ma maison.
La maison dans laquelle j’avais pris possession était très petite, mais à l’intérieur il n’y avait qu’un lit au sol. Alors pourquoi besoin de plus grand ? La cuisine était au centre du village, les habitants y venaient manger et discuter. Quant à la salle de bain,nous allions nous laver dans la rivière avoisinante. Celle qui découle des sources des montagnes.Cela fessait une semaine désormais que j’aidais les habitants à évacuer les déchets de la plage. C’était long et pénible, surtout lorsque je me rendais compte que j’étais l’unique survivant. J’essayais au mieux de m’intégrer dans le village, les habitants étaient tous très gentils et très sympathiques.Dans le mois qui a suivi, je me suis rendu à ce qu’il semblait être une école. Et avec les enfants du village, j’ai appris leurs langues, leurs écritures et leurs mythes. Plus le temps passait, plus j’oubliais les terres d’où je venais.Ce n’était si différent ici, pas d’argent, pas de mort, pas de guerre. Un petit paradis sur terre.Tu ne seras pas étonné de savoir que durant toute la première année, je tournais déjà autour de ton arrière-grand-mère. Elle était si magnifique Hyo.Au bout de quelques années sans surprise, nous nous sommes unis. Sur l’autre continent, nous nous marrions entre nous devant une divinité, ici, tu le sais, c’est bien différent. Nous avons procédé au rite d’union et c’est à ce jour-là que j’ai compris l’importance de cette civilisation. Une civilisation à peine grande d’une centaine de personnes, capable de comprendre des choses sur la vie, l’amour et la nature.Chapitre 5 : l’ennemi.Un matin, à mon levé, avant celui de ma compagne, j’étais à peine sorti de la maison pour m’aérer que je vis les habitants affolés courir dans tous les sens. Un d’entre eux est venu me prévenir de me préparer au combat, que les envahisseurs arrivaient. Un sentiment étrange parcouru mon corps entre le désir de me dire que j’allais revoir des visages familiers et le désire de garder ce paradis intact.J’ai réveillé ton arrière-grand-mère et je l’ai tirée jusqu’à la plage avec moi. Et avec quelques habitants, on observait l’horizon, et on voyait ce navire au loin.Nous ne savions pas qui ils étaient, ce qui était étrange, c’est ce qui c’est produit ensuite.Je me suis rendu chez le chef afin de savoir ce que nous allions faire. À peine, je suis arrivé devant sa maison que je le vis débouler sur moi, il me percuta et nous sommes tombés tous les deux.« Que se passe-t-il ? » Lui demandais-je. « Ziran ! Ziran ! »Ziran, notre déesse protectrice de la nature. Le chef se releva et repartit en courant vers la plage. Un mouvement de foule m’entraîna à mon tour vers la plage, où leshabitants se sont réunis en cercle en formant des marques au sol. De la magie ? Une hallucination ? Du hasard ? Je n’ai jamais su expliquer.Suite à leurs paroles unies, leurs cries implorant Ziran, un tremblement de terrefut surgir du fond de l’océan une barrière de terres et de sables au loin, à l’entrée de notre crique, bloquant le passage au bateau à l’horizon. J’étais sans mot. Incapable de comprendre.La nuit, qui n’a pas tardé à tomber, nous a permis de voir les lumières du navire s’éloigner de notre horizon. Le lendemain, nous avions repris nos vies.Une année plus tard, j’accueillis ta tante Shanliang, et une autre année plus tard, ton père Maoshi. »